Marcher avec son chien dans le Luberon : préparer le duo avant le sentier
Rappel, laisse détendue, attente, eau et pauses : ce qui se règle avant de prendre un sentier du Luberon avec son chien, et ce qui se gère en marchant.
Du plateau du Claparèdes aux ocres de Roussillon, des bories oubliées aux drailles des bergers, Jas du Luberon raconte le massif et la Provence intérieure : ses villages perchés, ses sentiers, sa table, ses hommes de garde et ses chiens de berger.
Avant d'être un nom de domaine, un jas est un lieu.
En provençal, le jas est la bergerie de pierre sèche où, le soir venu, les troupeaux viennent se coucher, le mot vient du latin jacere, « être couché ». Construites sans mortier, voûte après voûte, ces cabanes à flanc de colline ont donné leur nom aux fermes, aux hameaux, aux quartiers qui les ont remplacées. Elles sont la matrice du paysage luberonnien : partout où l'œil croise une borie ou un mur de restanque, c'est l'agropastoralisme qui a dessiné la pierre.
De cette origine, nous avons retenu une ligne éditoriale : parler du Luberon comme on entretient un jas : lentement, méthodiquement, avec les matériaux du pays. Nos cinq rubriques se répondent : les villages racontent la pierre bâtie, les sentiers la pierre marchée, le patrimoine la pierre savante, la table provençale ce que la pierre rapporte, et la transhumance ceux qui, avec leurs chiens, ont fait vivre tout cela.
Rien ici n'est commandité, rien n'est pressé. Chaque article s'écrit sur le terrain, aux premières heures ou à la dernière lumière, puis se vérifie : une borne, un cadran, une date de marché (tout se contrôle), parce que la Provence est déjà assez pleine de légendes pour qu'on en rajoute. Nous citons nos sources quand elles existent, nous écrivons « sans doute » quand elles manquent, et nous revenons sur nos pas quand le massif nous contredit. Le Luberon a été bâti par des gens patients ; un magazine qui prétend en parler doit l'être aussi.
Sans publicité ni annonceur, la rédaction.
Perchés, caladés, tournés vers la vallée : Gordes, Bonnieux, Roussillon et les autres.
Lire la rubrique →Ocres, crêtes du Grand Luberon, traversées au long cours : le massif à pied.
Lire la rubrique →Bories, jas, abbayes et lavoirs : le génie de la pierre sèche provençale.
Lire la rubrique →Marchés, melons de Cavaillon, fruits confits d'Apt, huile, lavande et vins du Luberon.
Lire la rubrique →Drailles, troupeaux et chiens de berger : la grande respiration de l'année pastorale.
Lire la rubrique →Un jas ne s'impose pas au paysage : il s'y couche. C'est l'esprit de ce magazine : ni guide publicitaire, ni vitrine d'hébergement, mais une lecture attentive d'un massif que l'abbaye de Sénanque, la traversée du Luberon et les cerisiers de Bonnieux racontent chacun à leur manière, depuis des siècles.
Au fil de l'année, la collection s'étoffe : portraits de villages et de sentiers, dossiers de patrimoine, saisons de la table et chroniques de la draille : toujours le même fil : la pierre, la plante, la bête et la main de l'homme.
Nous lisons aussi les pays des autres quand ils sont racontés avec le même soin. Trois lectures tenues loin du Luberon, dont la manière nous parle :
Rappel, laisse détendue, attente, eau et pauses : ce qui se règle avant de prendre un sentier du Luberon avec son chien, et ce qui se gère en marchant.
Photographier le Luberon selon la lumière : ocres et villages perchés à la bonne heure, points de vue lisibles, cadrages qui tiennent la Méditerranée.
Choisir un chien de race en Provence : pedigree, tests de santé des parents, visite de l'élevage et comportement de la mère, les vérifications qui comptent.
Ce qu'autorise une nuit sous tente dans le Luberon, ce que les sites protégés en disent, et ce que les règles du bivouac changent au-dessus de 2 500 mètres.
Partir en randonnée avec son chien dans le Luberon : sentiers qui acceptent l'animal, effort et chaleur, réglementation des parcours du massif.
Classes de découverte et séjours de jeunes autour du Luberon : ce qu'un séjour en milieu montagnard apprend, et les règles d'encadrement des groupes de mineurs.
Eichenzell, en Hesse, tient un magazine de village avec chronique de 2007 à 2013 : ce que cette manière de se raconter dit des villages du Luberon.
La cursive des cahiers d'école est un patrimoine que Gallica rend visible : apprentissage d'aujourd'hui et signes qui montrent qu'une écriture coûte.
Le bon chien de berger est celui dont les besoins ressemblent à votre vie : méthode de choix, races du massif, vérifications qui précèdent l'élevage.
Bocaux, saumure et confitures : pourquoi la conservation revient dans les cuisines du Luberon, et quelles règles de sécurité respectent les gestes transmis.
L'osier a porté les récoltes du massif avant le coin du feu : ce que la vannerie provençale garantit quand le panier devient couchage de chien.

Là où le sol vaut de l'or : l'ocre, son histoire industrielle et ses falaises dentelées.
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Lire l'article →Le GR9 et le GR97, de Cavaillon aux portes de la Durance, étape par étape.
Lire l'article →Un vignoble de coteaux entre Alpilles et Ventoux : rosés d'été, roulements de syrah.
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