On ne comprend le Luberon ni depuis l'autoroute, ni depuis un guide : on le comprend à force d'y revenir. Margaux Aubanel y est revenue toute sa vie : et elle y revient chaque semaine, carnet en poche.
Enfant du plateau
Margaux Aubanel est née à Apt, capitale des fruits confits et des cerisaies du plateau de Claparèdes. Son premier Luberon fut celui des drailles : les chemins de transhumance qui traversent le massif, les bories qui ponctuent les garrigues, le marché du samedi matin où l'on reconnaît les saisons aux étals. De là, une évidence : la beauté du pays n'est jamais gratuite, elle est fonctionnelle devenue grâce : le fil qu'elle suit depuis dans chacun de ses articles.
La méthode du magazine

Après des études de lettres et d'histoire régionale à Aix-en-Provence, elle a écrit pour la presse locale avant de fonder le Jas du Luberon : du nom de la bergerie de pierre sèche où couchent les troupeaux. Sa règle : marcher avant d'écrire. Chaque portrait de village se mérite à la première heure, quand les calades sont vides ; chaque itinéraire est refait au fil des saisons ; chaque chronique de patrimoine croise archives départementales, ouvrages de référence et conversations d'éleveurs, de maçons et de vignerons.
Ce qu'elle signe ici
Les portraits de villages : Gordes, Bonnieux, Roussillon : , les grandes itinérances comme la traversée du Luberon à pied, le patrimoine de la pierre sèche à l'abbaye de Sénanque, l'inventaire des marchés et des vins du massif, et les histoires d'éleveurs de la transhumance. La revue n'a rien à vendre : ni commerce, ni réservation (un regard), des pas, des recettes.
En résumé
Margaux Aubanel · rédactrice · Apt, Vaucluse · Luberon et Provence intérieure · villages, sentiers, patrimoine, table, transhumance.
